« 3 regards, 1 seule planète » avec Laurent Ballesta, Vincent Munier & Thomas Pesquet

De -120m a 400 kms d’altitude, la vision de 3 ambassadeurs Nikon de renom sur notre planète ne laissera pas indifférent.

Cette conférence est née de l’envie de réaliser une exposition grand format en croisant les 3 regards de ces personnalités exceptionnelles. Le projet n’est pas encore prêt mais on continue de travailler dessus. En voici un avant-goût…  Pour nombre de photographes, la recherche du meilleur « point de vue » est l’une des conditions de réussite d’une image. A la fois graphique et scénaristique, il permet de mieux raconter une histoire. Additionner les regards, c’est certes additionner les points de vues mais c’est aussi le meilleur moyen d’avoir une vue d’ensemble. Pour cette conférence réalisée lors de l’édition 2022 du salon de la photo, halle de la Villette, le vendredi 7 octobre nous vous proposons un casting d’exception. Trois regards sensibles, en recherche de poésie, de beauté. Trois auteurs qui nous offrent trois points de vues complémentaires sur la planète à trois niveaux d’observations inaccessibles pour nombre d’entre nous… La vision « sous-marine » nous est proposée par le photographe biologiste naturaliste et plongeur Laurent Ballesta. Le regard « terrestre » nous est présenté par le naturaliste, photographe et cinéaste Vincent Munier. L’observation « aérienne » nous est offerte par le photographe et astronaute Thomas Pesquet. En maitre du temps c’est Roland Serbielle, Nikon France qui anime cette conférence. Une conférence en plusieurs parties, et un scénario qui dans un premier temps vous présente leurs aires de jeux respectives et leur manière de travailler, de capturer les images. Occasion unique de suivre Laurent dans une passe à requins, accompagner Vincent à la recherche de la panthère des neiges et observer en compagnie de Thomas les paysages qui défilent derrière les hublots de l’ISS. Particularité de ses trois aventuriers qui écrivent en image leurs histoires, ils ont eu là l’opportunité de travailler ensemble et vivre des moments forts lors de la mission Antarctica pour Vincent et Laurent et lors d’un live extrême « apéro zoom » entre Laurent confiné dans sa capsule à -120m sous l’eau et Thomas confiné en orbite à plus de 400 Km. Comme nombre de photographes, ils ont réalisé des images qui ont marqué leurs parcours et nous commentent une sélection de photos qui leur tiennent à cœur. Cette conférence se termine par la projection de leurs travaux, et, quel que soit leur lieu de captation, les images se répondent via des formes, des couleurs, des lignes d’horizon, des structures, des détails. De ce diaporama se dégage une poésie et sensibilité commune, un autre regard sur notre planète, la Terre. Pour illustrer leurs domaines de compétences respectives, nous avons installé en face de chacun d’eux les appareils Nikon qui symbolisaient les aventures dont ils rêvaient alors qu’ils n’étaient qu’enfants. Ainsi, Laurent a le premier appareil capable de descendre à 50 m sans caisson, le Nikonos 1 monté d’un 15 mm Nikkor et enrichi d’un viseur spécial. Appareil fabriqué de 1963 à 1968. Vincent est doté du Nikon F3 Press, présenté en 1983, et considéré comme l’appareil le plus apte à barouder. Monté du fameux 400 mm 2.8 AIS, commercialisé en 1985, l’objectif de rêve des animaliers, car, enrichi d’un TC 14 il se transforme en un 560 mm f4 et un 800mmf5.6 avec un TC 201. Pour Thomas, il s’agit d’un rare Nikon F3 « NASA » spécialement développé pour la NASA. Il en existe 50 exemplaires et ont la particularité d’avoir une typographie plus grande pour pallier aux problèmes de vision dans l’espace, une alimentation spécifique du moteur, une prise en main plus facile avec des gants, des huiles lubrifiantes dédiées et résistantes aux hautes et basses températures, une attache rapide sous le boitier (NASA). L’optique est 35mm f1.4 spécial Nasa. L’appareil fut embarqué dans la navette spatiale américaine Columbia et a volé des missions STS 03 à STS 015. N’hésitez pas en commentaire à rebondir sur vos passages préférés, à témoigner de vos engagements personnels. Même si aucune réponse directe ne vous est apportée, vos écrits leurs seront partagés. Une conférence rendu possible grâce à la complicité des équipes de : – Laurent Ballesta – Expéditions Gombessa, Sylvie Jaumes – Vincent Munier – Kobalann et Marine de Lacoste et Léo-Pol Jacquot – Thomas Pesquet – ESA et Adelaïde Thomas – Nikon France – Nicolas Gillet /Coordination générale, Alexandre Dino/ promotion on line, Roland Serbielle /scénario et montages des contenues vidéos. – Diaporama final – Alexis Rieger, Artbreakerz – Appareils légende – Thierry Ravassod, musée de la photographie de Saint Bonnet de Mure. – Boucles Musicales – Audiothèque Gombessa productions, La Panthère des Neiges Nick Cave, Warren Ellis, Philippe Férec. – Captation Montage – Alexis Rieger, Artbreakerz – La Villette – Karima Allaoui et l’ensemble du staff Sécurité

Exposition Népal par Alain Mallet

Alain Mallet, membre du club Arc Image, et qui nous a aidé cette année à sélectionner nos propres images pour notre exposition « Visages de Marseille » & « Partage », nous propose de superbes clichés réalisés durant ses treks au Népal. L’occasion de prendre de la hauteur et admirer ces grandioses paysages. Les conditions de réalisation ont sans doute été très éprouvantes, mais le résultat est exceptionnel.

Gerda Taro

Le texte est extrait de  » L’ombre d’une photographe » de F.Maspéro, Histoire de faire sortir de l’ombre cette photographe, compagne de Capa , morte à 26 ans pendant la guerre d’Espagne.
(Les deux images ne sont pas présentes dans le livre)

Gerda Taro, (Gerta Pohorylle 1910-1937) a vécu dans l’ombre de Robert Capa. Compagne du célèbre
photographe de guerre, Gerda, aussi photographe, a partagé durant 3 ans la vie et l’activité de Robert Capa.
C’est elle qui trouva le pseudonyme de Capa “ c’était plus vendeur”. Leurs premiers reportages communs
étaient signés Capa.

La nuit de la mémoire est plus terrible que la mort disait Homère. Gerda Taro devait sortir de l’ombre.
François Maspero la fait revivre dans son livre : L’ombre d’une photographe, Gerda Taro.

Dans l’extrait  qui suit il n’est pas question de faits historiques sur la guerre d’Espagne vécus par  Gerda
mais d’analyse d’image. J’ai pensé que ce regard de l’auteur sur ces deux images pouvait vous intéresser.


(….Il arrive que dans le cadrage commun de
Gerda et de Capa, nous ayons 2 prises de vue différentes, presque simultanées,d’un même sujet: un cliché 24×36 et un cliché 6×6 (…..).
On se souvient que Gerda travaille de préférence avec le Rolleiflex et Capa avec le Leica,
on peut attribuer la photo 6×6 à la première et la 24×36 au second.Le jury exigeant d’un de
ces concours d’amateurs où est primée avant tout la perfection technique retiendrait
probablement celle de Gerda: le cadrage, plus large, plus aéré, donne davantage de relief
aux personnages, la lumière est plus contrastée, on voit les arbres du jardin, la main libre de
l’homme joue le rôle de l’élémentaire et obligatoire premier plan. Celle de Capa, plus serrée,
manque de relief, le cadrage est désinvolte là où, chez sa compagne de travail, il trahit
l’application. Gerda s’est planté bien en face, elle s’est focalisée sur la scène au point de
l’isoler au centre du décor. Capa l’a prise d’un peu plus haut et le résultat est que l’on devine,
coupé, un autre personnage assis, et, derrière, les pieds d’un promeneur qui ne devraient
pas être là sauf pour montrer que non seulement le photographe se fiche éperdument de ce
genre de détails perturbateurs mais qu’au contraire, ils sont pour lui bienvenus. Si bien que
l’on trouve, dans le peu d’espace qui reste ménagé, une vie qui n’existe pas sur le cliché de
Gerda,une vie animée encore par des taches de lumière éparses qui évoquent le soleil jouant
sur le sol, invisibles chez elle.Laquelle de ces 2 photos est la “meilleure”? La diffèrence de
maniement des appareils, plus immédiate et spontanée avec le Leica placé directement
contre l’oeuil, plus lente et réfléchie avec le rolleiflex à hauteur de la poitrine, empêche de
conclure à une différence de nature dans la conception même du travail.Tout juste peut-on
penser, que Gerda, qui est encore à ses débuts, vise à plus de perfection dans l’art de faire
une “belle” photo et qu’elle est plus attachée aux conventions qui sont censées régir la dite
beauté*…)
*Bien entendu,cette brillante analyse tombe d’elle-même au cas où nous serions devant l’hypothèse inverse:
ce serait Gerda qui aurait utilisé le Leica, et Capa le Rollei.Il suffirait d’inverser le commentaire.
Démonstration, en somme, qu’en matière de commentaire et de critique photographiques on peut finalement
dire n’importe quoi…et retomber sur ses pieds.
Textes extraits du livre de François Maspéro: L’ombre d’une photographe,Gerda Taro

émission TV photographie

Message de la part de Michel Testard

A la télévision, j’ai découvert récemment la chaîne 113, dénommée Muséum TV, exclusivement réservée à l’art, et gratuite.

Les émissions balaient le champ complet du domaine artistique et pour ce qui nous intéresse particulièrement, le domaine de l’image : l’art numérique, les installation lumineuses (mapping…), le street art… et …la photo.

Photo contest est une émission particulièrement intéressante que je résume sommairement ; deux jeunes photographes (professionnels souvent) sont déposés sur un site. On leur indique alors le thème à traiter. Ils ont une heure pour prendre leurs photos et une demi-heure ensuite en studio pour choisir et retoucher  les cinq photos qu’ils présenteront à Agnès Grégoire, directrice de la rédaction du magazine Photo.

Les photographe expliquent ce qu’ils ont voulu faire, et Agnès Grégoire commente, et motive le choix du gagnant. Très intéressant.

A titre d’exemple, j’ai vu dernièrement : les rives du Rhône, les Halles Bocuse à Lyon, le japon au travers de pratiquants d’arts martiaux japonais au bois de Boulogne, la vigne et ses travailleurs.

L’inconvénient est que l’émission passe à minuit hors week-end ! Par ailleurs, à raison de 4 ou 5 émissions par semaine, la série, réalisée il y a deux ans devrait rapidement s’épuiser.

La chaîne museum TV mérite de toutes façons d’être découverte

Michel T

Palmarès 2020 du Concours international de la photo animalière et de nature 2020 (Montier Festival Photo)

Bonjour.
Covid oblige, cette année, le célèbre festival « Montier Festival Photo » n’a pas pu se dérouler comme prévu. Par contre, le concours associé a bien eu lieu. Et le palmarès vaut le détour.

Allez également lire « Le mot du jury » (lien « Consulter les résultats du Concours Photo Montier 2020 ») qui présente une vision intéressante des attendus du jury pour ce concours.

La photo de rue, images uniques ou séries ? (par Richie Lem)

Voici un article du photographe « Richie Lem » qui me semble intéressant. Il s’agit d’une réflexion sur le travail d’un photographe, de la lassitude de juste prendre un beau cliché mais qui ne fait pas forcément sens et de travailler sur des séries fermées ou ouvertes ».

Si le terme « photo de rue » est très vague, c’est bien parce qu’il y a tout un tas de courants, de possibilités et de champs possibles à explorer et que certaines pratiques ont des limites. Il arrive de se lasser, de ne plus savoir trop quoi faire et d’avoir l’impression que c’est une rengaine répétitive que de photographier cette silhouette qui passe derrière une porte en clair-obscur ou ce passage piéton en contre-plongée où fourmillent des parapluies colorés.

Qu’est ce qui a pu déclencher chez moi cette vision de lassitude de certaines choses ? C’est un séjour à Londres début juillet, et la préparation même à ce séjour qui m’amènent à écrire ce billet. Habituellement, je pars avec une idée en tête, un minimum, de ce que je ferais. Là c’était le néant, et pour cause, des photos de rue à Londres il y en a des millions, et si visuellement le résultat est là, beaucoup représentent bien la ville : c’est joli m’ai j’ai l’impression de voir des coquilles vides. 

Un peu comme ces magnifiques pubs où il n’y a guère plus que des touristes, et dont je n’arrive pas à saisir l’âme du lieu.

Essai Londonien

A regarder ce que proposent les réseaux sociaux sur la photographie de rue à Londres, j’y trouve une forme de répétition qui me dérange un peu: le combo bus rouge-cabine téléphonique rouge pour bien rappeler qu’on est à Londres et pas à Dallas, un tas astronomique de chapeaux et de parapluies, et de photos de vitres et à travers des vitres pluvieuses ou embuées avec parfois un ou deux néons pour enrichir l’atmosphère nocturne. Ce ne sont pas des photos moches, ce ne sont pas de mauvais photographes, sans doute sont-ils meilleurs que moi d’ailleurs, mais ils veulent en arriver où ?

https://richielem.com/lassitude-et-photo-de-rue-image-unique-et-series/

Vous trouverez l’ensemble de l’article ICI

PARIS PHOTO

Coup de coeur pour l’exposition Paris photo qui a eu lieu le week-end dernier au grand Palais à Paris.

Un lieu immense dédié aux galéristes de nombreux pays, cette exposition a lieu à l’automne à Paris et au printemps à New york l’occasion de voir des oeuvres originales de grands photographes anciens et contemporains, le niveau était très élevé (rien à voir avec Arles)